dimanche 12 avril 2009
Antony
J'en ai déjà parlé et reparlé. Antony Hegarty.
Plusieurs années maintenant que cet artiste fait partie de ma vie.
Et il résonne très très fort en moi depuis octobre dernier où je le vis pour la 1ère fois sur scène.
New York. Harlem.
Apollo Theater.
Le 16 octobre 08.
Il portait une magnifique robe blanche. Quelque peu dans la pénombre. Petite formation symphonique derrière lui. Seul au micro... Moment hors du temps. Gravé dans ma mémoire. Gravé dans ma peau.
2 mois plus tard, j'apprends qu'il fait une date unique à Paris. Impensable de ne pas y être.
Paris. Grand Rex.
Le 9 avril 09.
C'est dans une autre configuration que je l'ai retrouvé(e).
Accompagné par 5 musiciens. Une de ses oeuvres en toile de fond. Lui au piano. Cette formation est encore plus intime que la précédente. Ce concert m'a encore plus émerveillé que celui de NY.
Cet artiste me bouleverse. Sa voix pénètre directement mon coeur en passant par l'épiderme. Et quand il parle, et il a longuement parlé ce soir-là, il fait rire toute la salle.
Bref, Antony reste à part. Pour moi, il est au-dessus. Loin. Très haut.
J'admire beaucoup d'artistes, mais Antony est différent. Il m'a pris par la main. Et il ne me lâche plus depuis. Il est là. Chaque jour. Je sais que je peux compter sur lui...
Prochaine date, le 21 juillet à Lyon. Tu risques de m'y voir...
Le site du groupe est ici.
mercredi 25 mars 2009
volontaire Bashung
VOLONTAIRE
Cette chanson a tourné en boucle chez moi, il y a quelques années. C'est une de mes préférées de Bashung.
J'ai découvert ce soir seulement qu'il y avait un clip...
Emotions censurées
J’en ai plein le container
Je m’accroche aux cendriers
M’arrange pas les maxillaires
Section rythmique, section de combat
Effets secondaires
C’est quelles séquelles
C’est tout ce qui me reste de caractère
Tête brûlée
J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair
N’essayez pas de m’éteindre
Je m’incendie volontaire
A l’analyse il ressortirait
Que je suis pas d’équerre
Vol de nuit sur l’Antarctique
J’attends la prochaine guerre
Jamais d’escale
Jamais de contact
Avec l’ordinaire
Perdu la boussole le compas
Erreur volontaire
Frôler des pylônes
Des canyons
Frôler l’éphémère
Si tu touches
Si tu te crashes
Tu rentres dans le légendaire
Réalité
Réalités
Punition exemplaire
Si c’est pour jouer les fugitifs
Moi je suis volontaire
Volontaire
Alain Bashung/Play Blessures/1982
mardi 24 mars 2009
hiver cochon et diva sarcelles
Vas-y !
Voici 2 spectacles qui se jouent en ce moment à Paris. J'ai vu. J'aime. Je te conseille d'y aller.
C'est à La Péniche Opéra du jeudi 26 au samedi 28 mars.
De et par Cécile Auclert (dont je t'ai déjà parlé), acompagnée par Mélanie Gadenne au piano et Xavier Chatillon au violoncelle.
Récit retraçant le voyage de Sand et Chopin à Majorque, ponctué par les 24 préludes de Chopin.
Spectacle écrit et m/s par Virginie Lemoine (que j'adore).
Magnifique personnage que cette ancienne cantatrice, broyée par son métier...
C'est drôle et émouvant à la fois.
C'est jusqu'au 7 avril à La Comédie Bastille, du dimanche au mardi.
mardi 17 mars 2009
désamour
C'est toi qui dis
C'est toi qui y es !
Tout part d'une phrase de Christian Bobin :
"Je fais toujours à l'autre le crédit de la nouveauté incroyable de son existence, mais ce crédit va s'user si l'autre à gâché cette merveille-là pour devenir comme tout le monde."
C'est donc l'éternel recommencement. Pour moi. Inexorablement. J'ai beau le nier, je l'attends...
A chaque fois je crois le trouver. A chaque fois, naïve, aspirante.
Je crois voir dans chaque geste. Je crois comprendre dans chaque mot. A chaque fois, naïve, aspirante.
Je me dis que c'est enfin mon tour. Je me dis: "pourquoi pas moi?". A chaque fois, naïve, aspirante.
Mais j'aime trop. Et à trop aimer, on rêve. La vie n'est pas ce que je pense. La vie est une belle salope. Pas de cadeaux. Pas de beau. La vie, c'est comme une claque. Tu te la prends dans la gueule. Tu te réveilles, et ça fait mal. C'est ça la vie. La vraie.
"On ne m'y reprendra plus" qu'elle se dit la fille. Mais qu'est-ce qu'elle dit ? Qu'est-ce qu'elle en sait ? Elle aime, c'est tout. Elle ne calcule pas. Elle vit. A 100%. Elle fonce tête baissée puisqu'elle aime. Elle veut y croire, encore, et encore et toujours. Mais non. La vie est une salope.
A force de trop rêver, on se casse la gueule. A force de trop le rêver, il se casse la gueule. Finit le pied d'estale.
"- Hé machin, tu peux descendre hein, j'ai finit de te rêver moi.
- Ah bon ? Mais pourquoi ? J'ai rien fait ? qu'il lui répond (parce c'est toujours ce qu'ils répondent).
- Oui, je sais...c'est bien là le problème... Je m'ennuie."
Et voilà le travail. Vite fait, bien fait. Histoire éphémère. Amours chiennes. Tendance à voir trop haut. C'est l'éclate de tronche en bas.
Je désadore aussi vite que j'adore. Je déteste aussi vite que j'aime. Entière. Pas de demie-mesure. Pas le temps. Plus le temps. Laissez-moi passer, je suis pressée. Je suis en retard, non ? En retard de quoi ? Bah en retard dans la vie. Mais quelle vie ? La mienne, la tienne, celle des autres ?
Et pourquoi c'est moi qui aime, hein ? Pourquoi c'est moi qui espère ? Si on échangeait les rôles juste pour rire. Histoire que je m'amuse :
"Alors on dirait que tu m'aimes et que tu m'espères d'accord ?"...
samedi 14 mars 2009
bashung
Il va sacrément me manquer...
mardi 3 mars 2009
gran torino
GRAN TORINO
La claque...
Pas de mots.
Juste : vas-y !
lundi 2 mars 2009
last chance Harvey
Que j'aime ce genre de film...
Ces personnages me plaisent. Leur solitude me parle. Leurs peurs me parlent.
Suis ressortie en me disant que, au bout du compte, j'avais une petite lueur d'espoir.
Oui, c'est diffile. Oui, c'est compliqué. Oui, ça fait peur. MAIS, c'est encore possible.
Dustin Hoffman, dont je t'ai déjà parlé, est toujours aussi majestueux. Drôle et émouvant à la fois. Je l'aime et l'aimerai indéfiniment.
Emma Thompson a toujours un jeu aussi fin (j'admire les acteurs et actrices britanniques).
Bref, c'est une très jolie comédie romantique, servie par 2 interprètes de taille.
Dans la salle, que des quinquagénaires. Autant te dire que je faisais tâche : ça doit être ma fonction 1ère... On rigolait pour les mêmes choses. Etions émus au mêmes moments. Euh....est-ce que je suis vieille ? Ou ma vision est-elle vieillotte ?
That's the question...
dimanche 22 février 2009
the wrestler
Bon alors comment dire ?
Oui, Mickey Rourke est grand acteur. En même temps, on le savait déjà, ne serait-ce qu'avec Barfly ou Rusty James (que j'adore).
Mais j'avoue avoir été quelque peu déçue par ce film. Je ne sais ce qui n'a pas pris avec moi... Je n'ai pas été entièrement touchée par les personnages et l'histoire.
Par contre, ce qui m'a vraiment foutu les boules, c'est la gueule dévastée de cette bombe qu'était Rourke plus jeune. Les ravages de la vie. Ses cassures. Ses erreurs. La vie à 2000 à l'heure. Puis le vide total. Tout ça, Rourke le porte sur le visage. Cet acteur reste pour moi énigmatique et à part.
Tout le monde compare cette histoire et sa propre vie. On parle d'une résurrection. Euh, bah moi, je n'y ai vu que souffrance, même dans la fin. Alors oui, c'est chouette de retrouver le Rourke, mais dans quel état ? Pourra-t-on lui proposer autre chose que des personnages écorchés vifs ?
vendredi 6 février 2009
les noces rebelles
Les Noces rebelles
Bon, soyons clairs : ce film m'a sacrément émue.
Je pourrais résumer mon sentiment en sortant de cette projection par "Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité" (St Exupéry).
J'ai déjà ressenti cela en voyant des films. Quand je vois le personnage de Robert Sean Leonard dans Le Cercle des Poètes disparus, ou quand Meryl Streep laisse échapper Clint Eastwood dans Sur la Route de Madison...
Mais pourquoi ?
De quoi avons-nous donc peur ? Pourquoi ne pas y croire ? Pourquoi se sentir obliger de suivre des codes ? Pourquoi faire comme tout le monde ? pourquoi ne pas vivre comme on l'entend ?
Certes, les décisions engendrent la plupart du temps de la souffrance, mais à l'inverse, comment vivre nous-même en souffrance ? Dans le 1er cas, on peut imaginer que le temps apaise le mal, mais dans le 2nd, le mal-être perdure et s'accroît.
Pourquoi sommes-nous si réceptifs au regard de l'autre et à plus grande échelle, au regard de la société ?
Le Monde ne nous épargne pas. Soyons indulgents avec nous-même.
Oui, oui, oui, ce post est d'une naïveté navrante, mais j'ai juste du mal à comprendre qui je suis et qu'est-ce que je fous là...















