vendredi 6 novembre 2009
Kaamelott
A l'heure où certains regrettent les premiers temps de Kaamelott,
j'avoue de mon côté être devenue une accro surtout grâce aux 2
dernières saisons. Et oui, que veux-tu, j'aime être marginale.
Voici donc ce que je réponds à ce nostalgique :
Tout d’abord, je trouve ton post très bien écrit.
Mais c’est le contraire de ton sentiment qui s’est produit chez moi. Je m’explique :
Evidemment, au début, j’étais assez friande de ces petits modules
télévisés. J’étais surprise d’avoir ce visuel historique avec un
langage si familier. Et il faut avouer que, même si Alexandre Astier
est pourvu d’une verve jouissive, tout ceci est servi par des acteurs
habiles.
Puis, petit à petit, j’ai décroché. Pas vraiment lassée, mais peut-être
que sur moi le procédé “comique” s’était épuisé. Je me suis arrêtée à
la fin du Livre III.
Et c’est avec l’arrivée du Livre VI, que mon intérêt a repris. D’un
coup, voyant comment tout cela avait commencé, j’ai eu envie de
remettre le pied à l’étrier et de voir cette histoire comme l’auteur
nous l’avait délivrée.
Donc, alors que ce 6ème volet était diffusé sur M6 (vive M6 Replay),
j’ai rattrapé le temps perdu. J’ai vu le Livre IV (merci à ma cops
Fred). Et mélangeant ces 2 périodes, les personnages ont pris, pour
moi, une dimension toute autre. D’un coup, on entre dans le vif du
sujet. Qui sont vraiment ces personnages ? Quels sont leurs véritables
rapports les uns avec les autres ? Qu’est-ce qui les motive ?
Le Livre V (que je me suis achetée il y a à peine 10 jours) est pour
moi le plus beau. Le plus introspectif. Celui qui pose les
questions existentielles. Qui sommes-nous ?…
Bref, je suis en fait assez heureuse de la tournure de cette aventure.
Je suis contente que tout ceci ne reste pas que de la farce. Et j’aime
profondément le côté obscur d’Alexandre Astier ![]()
Ne me reste plus maintenant qu'à croiser les doigts pour bosser sur les longs métrages...
lundi 21 septembre 2009
films vus
VUS
Je ne prends plus vraiment le temps de m'étaler par ici...
Mais voici mes dernières sorties cinématographiques :
Vive le ciné bordel !
vendredi 8 mai 2009
je l'aimais
J'ai adoré.
J'aime la sensibilité qui se dégage des images de Zabou Breitman.
Je n'ai pas lu le livre de Gavalda, mais suis immédiatement entrée dans l'histoire ,dès les 1ères minutes du film.
Auteuil est magnifique. J'ai presque envie de dire "comme d'hab". Toujours très juste dans ce qu'il fait.
Marie-Josée Croze et Florence Loiret-Caille sont également à leur place.
Encore un film sur la question du choix de vie... Mieux vaut des remords ou des regrets ?
Une réplique retenue : "Je n'ai pas cessé d'aimer quelqu'un, j'ai commencé à aimer quelqu'un d'autre, parce qu'il y en avait la place."
Bref, vas-y l'ami.
dimanche 12 avril 2009
Antony
J'en ai déjà parlé et reparlé. Antony Hegarty.
Plusieurs années maintenant que cet artiste fait partie de ma vie.
Et il résonne très très fort en moi depuis octobre dernier où je le vis pour la 1ère fois sur scène.
New York. Harlem.
Apollo Theater.
Le 16 octobre 08.
Il portait une magnifique robe blanche. Quelque peu dans la pénombre. Petite formation symphonique derrière lui. Seul au micro... Moment hors du temps. Gravé dans ma mémoire. Gravé dans ma peau.
2 mois plus tard, j'apprends qu'il fait une date unique à Paris. Impensable de ne pas y être.
Paris. Grand Rex.
Le 9 avril 09.
C'est dans une autre configuration que je l'ai retrouvé(e).
Accompagné par 5 musiciens. Une de ses oeuvres en toile de fond. Lui au piano. Cette formation est encore plus intime que la précédente. Ce concert m'a encore plus émerveillé que celui de NY.
Cet artiste me bouleverse. Sa voix pénètre directement mon coeur en passant par l'épiderme. Et quand il parle, et il a longuement parlé ce soir-là, il fait rire toute la salle.
Bref, Antony reste à part. Pour moi, il est au-dessus. Loin. Très haut.
J'admire beaucoup d'artistes, mais Antony est différent. Il m'a pris par la main. Et il ne me lâche plus depuis. Il est là. Chaque jour. Je sais que je peux compter sur lui...
Prochaine date, le 21 juillet à Lyon. Tu risques de m'y voir...
Le site du groupe est ici.
mardi 24 mars 2009
hiver cochon et diva sarcelles
Vas-y !
Voici 2 spectacles qui se jouent en ce moment à Paris. J'ai vu. J'aime. Je te conseille d'y aller.
C'est à La Péniche Opéra du jeudi 26 au samedi 28 mars.
De et par Cécile Auclert (dont je t'ai déjà parlé), acompagnée par Mélanie Gadenne au piano et Xavier Chatillon au violoncelle.
Récit retraçant le voyage de Sand et Chopin à Majorque, ponctué par les 24 préludes de Chopin.
Spectacle écrit et m/s par Virginie Lemoine (que j'adore).
Magnifique personnage que cette ancienne cantatrice, broyée par son métier...
C'est drôle et émouvant à la fois.
C'est jusqu'au 7 avril à La Comédie Bastille, du dimanche au mardi.
mardi 3 mars 2009
gran torino
GRAN TORINO
La claque...
Pas de mots.
Juste : vas-y !
lundi 2 mars 2009
last chance Harvey
Que j'aime ce genre de film...
Ces personnages me plaisent. Leur solitude me parle. Leurs peurs me parlent.
Suis ressortie en me disant que, au bout du compte, j'avais une petite lueur d'espoir.
Oui, c'est diffile. Oui, c'est compliqué. Oui, ça fait peur. MAIS, c'est encore possible.
Dustin Hoffman, dont je t'ai déjà parlé, est toujours aussi majestueux. Drôle et émouvant à la fois. Je l'aime et l'aimerai indéfiniment.
Emma Thompson a toujours un jeu aussi fin (j'admire les acteurs et actrices britanniques).
Bref, c'est une très jolie comédie romantique, servie par 2 interprètes de taille.
Dans la salle, que des quinquagénaires. Autant te dire que je faisais tâche : ça doit être ma fonction 1ère... On rigolait pour les mêmes choses. Etions émus au mêmes moments. Euh....est-ce que je suis vieille ? Ou ma vision est-elle vieillotte ?
That's the question...
dimanche 22 février 2009
the wrestler
Bon alors comment dire ?
Oui, Mickey Rourke est grand acteur. En même temps, on le savait déjà, ne serait-ce qu'avec Barfly ou Rusty James (que j'adore).
Mais j'avoue avoir été quelque peu déçue par ce film. Je ne sais ce qui n'a pas pris avec moi... Je n'ai pas été entièrement touchée par les personnages et l'histoire.
Par contre, ce qui m'a vraiment foutu les boules, c'est la gueule dévastée de cette bombe qu'était Rourke plus jeune. Les ravages de la vie. Ses cassures. Ses erreurs. La vie à 2000 à l'heure. Puis le vide total. Tout ça, Rourke le porte sur le visage. Cet acteur reste pour moi énigmatique et à part.
Tout le monde compare cette histoire et sa propre vie. On parle d'une résurrection. Euh, bah moi, je n'y ai vu que souffrance, même dans la fin. Alors oui, c'est chouette de retrouver le Rourke, mais dans quel état ? Pourra-t-on lui proposer autre chose que des personnages écorchés vifs ?
vendredi 6 février 2009
les noces rebelles
Les Noces rebelles
Bon, soyons clairs : ce film m'a sacrément émue.
Je pourrais résumer mon sentiment en sortant de cette projection par "Fais de ta vie un rêve et d'un rêve, une réalité" (St Exupéry).
J'ai déjà ressenti cela en voyant des films. Quand je vois le personnage de Robert Sean Leonard dans Le Cercle des Poètes disparus, ou quand Meryl Streep laisse échapper Clint Eastwood dans Sur la Route de Madison...
Mais pourquoi ?
De quoi avons-nous donc peur ? Pourquoi ne pas y croire ? Pourquoi se sentir obliger de suivre des codes ? Pourquoi faire comme tout le monde ? pourquoi ne pas vivre comme on l'entend ?
Certes, les décisions engendrent la plupart du temps de la souffrance, mais à l'inverse, comment vivre nous-même en souffrance ? Dans le 1er cas, on peut imaginer que le temps apaise le mal, mais dans le 2nd, le mal-être perdure et s'accroît.
Pourquoi sommes-nous si réceptifs au regard de l'autre et à plus grande échelle, au regard de la société ?
Le Monde ne nous épargne pas. Soyons indulgents avec nous-même.
Oui, oui, oui, ce post est d'une naïveté navrante, mais j'ai juste du mal à comprendre qui je suis et qu'est-ce que je fous là...
mercredi 17 septembre 2008
christophe honoré
Christophe Honoré
Je me suis quelque peu plongée dans l'univers de ce cinéaste le week-end dernier.
J'avais vu il y a plusieurs mois Dans Paris. Adoré direct. Je trouvais que ce film était bourré de sensiblité.
Vendredi soir est passé La belle Personne sur Arte. Magnifique. Tourné dans mon ancien lycée (je ne te dis pas le revival...). La confusion des sentiments y est forte. La difficulté d'aimer et de se laisser aimer. Sujet récurrent chez Honoré.
Du coup, j'ai couru m'acheter Les Chansons d'Amour. Suis de nouveau sous le charme. Je ne te parlerai pas de Louis Garrel et de Grégoire Leprince-Ringuet, au risque de passer encore une fois pour une midinette. Chansons d'Alex Beaupain.
Bref, l'univers de Christophe Honoré me touche et me parle. Reste à voir et à lire ce qui concerne le réalisateur et l'écrivain.


























