dimanche 4 octobre 2009
toursky
Le Toursky en Résistance
Richard Martin et Jean Poncet ont entamé hier soir une grève de la fin...
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mardi 17 mars 2009
désamour
C'est toi qui dis
C'est toi qui y es !
Tout part d'une phrase de Christian Bobin :
"Je fais toujours à l'autre le crédit de la nouveauté incroyable de son existence, mais ce crédit va s'user si l'autre à gâché cette merveille-là pour devenir comme tout le monde."
C'est donc l'éternel recommencement. Pour moi. Inexorablement. J'ai beau le nier, je l'attends...
A chaque fois je crois le trouver. A chaque fois, naïve, aspirante.
Je crois voir dans chaque geste. Je crois comprendre dans chaque mot. A chaque fois, naïve, aspirante.
Je me dis que c'est enfin mon tour. Je me dis: "pourquoi pas moi?". A chaque fois, naïve, aspirante.
Mais j'aime trop. Et à trop aimer, on rêve. La vie n'est pas ce que je pense. La vie est une belle salope. Pas de cadeaux. Pas de beau. La vie, c'est comme une claque. Tu te la prends dans la gueule. Tu te réveilles, et ça fait mal. C'est ça la vie. La vraie.
"On ne m'y reprendra plus" qu'elle se dit la fille. Mais qu'est-ce qu'elle dit ? Qu'est-ce qu'elle en sait ? Elle aime, c'est tout. Elle ne calcule pas. Elle vit. A 100%. Elle fonce tête baissée puisqu'elle aime. Elle veut y croire, encore, et encore et toujours. Mais non. La vie est une salope.
A force de trop rêver, on se casse la gueule. A force de trop le rêver, il se casse la gueule. Finit le pied d'estale.
"- Hé machin, tu peux descendre hein, j'ai finit de te rêver moi.
- Ah bon ? Mais pourquoi ? J'ai rien fait ? qu'il lui répond (parce c'est toujours ce qu'ils répondent).
- Oui, je sais...c'est bien là le problème... Je m'ennuie."
Et voilà le travail. Vite fait, bien fait. Histoire éphémère. Amours chiennes. Tendance à voir trop haut. C'est l'éclate de tronche en bas.
Je désadore aussi vite que j'adore. Je déteste aussi vite que j'aime. Entière. Pas de demie-mesure. Pas le temps. Plus le temps. Laissez-moi passer, je suis pressée. Je suis en retard, non ? En retard de quoi ? Bah en retard dans la vie. Mais quelle vie ? La mienne, la tienne, celle des autres ?
Et pourquoi c'est moi qui aime, hein ? Pourquoi c'est moi qui espère ? Si on échangeait les rôles juste pour rire. Histoire que je m'amuse :
"Alors on dirait que tu m'aimes et que tu m'espères d'accord ?"...
dimanche 9 mars 2008
What's happened ?
What's happened ?
Pourquoi ? Loi des séries ? Cette semaine passée fut éprouvante. Annonces de 3 décès. 1 personne que je connaissais. Le cancer est un fléau foudroyant dont j'avais déjà fait les frais en automne dernier avec mon père. Est-ce normal de mourir lorsqu'on a une quarantaine d'années ? Même 60 ans... c'est trop jeune. Comment profiter de cette vie si cruelle ? Comment affronter le temps lorsque l'on constate l'hécatombe autour de soi ? Pourquoi restons-nous si impuissants ?
Et la voix d'Antony Hegarty qui résonne non stop quand je pense à mes très, très chers amis Cécile et Christian qui essuient les 2 autres décès : 1 amie de Cécile (cancer quand tu nous tiens...) et le comble de l'horreur, Christian qui demain dira un ultime au revoir à l'un de ses fils. C'est injuste, inhumain et difficilement acceptable. Comment faire face ? Comment vont-ils s'en sortir ? Quelle force surhumaine va les pousser à continuer leur chemin ?
Seul constat de la semaine : profitons de la vie mon ami. Si courte, si cruelle, si injuste soit-elle, ne la dénions pas. Nous n'en n'avons pas le temps...
Mes pensées vont bien évidemment à Caroline, Nathalie et Antonin qui ont définitivement plié bagages cette semaine. A mon papa aussi...
PS : Famille, amis... je vous aime super fort.
mercredi 17 octobre 2007
Mon père...
Mon père,
ce héros au sourire si doux...
15 jours pile poil. 15 jours qu'il n'est plus là. Et comment te dire ? Comment expliquer le manque qui commence à s'installer ?...
Alors je sais bien qu'avec le temps, va, tout s'en va... mais c'est dur.
C'est comme si on m'avait poussé du pas de la porte de mon enfance. C'est comme si on me disait : "allez, c'est fini, on arrête de jouer maintenant". Mais moi, j'avais pas du tout fini de jouer. On me prend une partie des mes fondations, et tout s'écroule.
Comme je suis bonne joueuse, je vais reprendre la partie. Une manche qui n'aura plus le même goût...
Aujourd'hui encore, je n'arrive pas vraiment à comprendre ce qu'il se passe. Mais il est où papa ? Hein, p'tain t'es où ? Faut que je te parle. J'arrive pas à croire que t'es plus là.
Mais qui sera fier de moi maintenant ? Qui me dira, l'air de rien, au détour d'une discussion : "Il faudrait peut-être songer à trouver un vrai métier, non ?" (quoique, depuis Arturo Ui, cette phrase avait quelque peu disparu).
Mon père fut un sacré compagnon de jeu. Bleu piscine en Corse ou Rock'n'Roll avec ma soeur. Cet homme là a joué le jeu jusqu'au bout. 2 jours avant son départ, il m'a encore fait bisquer en me lançant un regard inquiet en apprenant que je conduisais sa voiture !
Et quand on voit cette photo de mes parents, on comprend mieux qui je suis, non ? je l'adore cette photo. Elle est top. Look at the cravate de la mort qui tue ! Car malgré les apparences, mon père était très élégant. Bel homme. Surtout, un homme droit. Intelligent à tout niveau. Un véritable exemple comme il y en a peu. "Tout est juste et parfait"...
1943 - 2007
Papa, je t'aime.
mardi 2 octobre 2007
papa
Mon Papa...
Lorsque j'aurai quelque peu digéré le départ de mon papa (après plusieurs mois de lutte contre le cancer), je rassemblerai quelques photos pour vous parler de cet homme qui a illuminé toute ma vie.
Papa, je t'aime très fort... et tu me manques déjà.
jeudi 26 octobre 2006
Germain Fait Sa Télé
On n'est pas aidé...
No comment.
Juste bravo à Germain Huby pour son super travail. J'adore.
vendredi 22 septembre 2006
To be or not to be ?
TO BE OR NOT TO BE ?
Pourquoi ne pas rester naturel ? Mais qu'est-ce qui te pousse ainsi à te voiler la face ?
Il est, de toute évidence, beaucoup plus simple de paraître que d'être. Tu aimes te compliquer la vie. Et tout ça pour quoi ? Pour l'autre.
Tu te sens sans cesse obligé de prouver que toi aussi tu es capable. Capable d'avoir une conversation. Capable de ressembler aux pages des magazines. Capable de prendre des décisions. Capable de briller.
Tu te sens obligé vis à vis de ta famille (tu ne peux décevoir). Vis à vis de tes amis (toujours au top, pas de flop). Vis à vis de nouvelles rencontres (il faut impressionner).
Tout cela est épuisant. Tu ne sais plus vraiment où tu es, qui tu es. Tu aimerais pouvoir être libre, mais tu ne l'es jamais totalement. La société est une prison. Prison dorée pour certain. Les oubliettes pour d'autres.
Mais quand cesseras-tu de te mentir ? Pourquoi ne pas être plutôt que de paraitre ? Pourquoi ne pas tout envoyer en l'air ?
Tu es semblable aux autres. Tous Libres et égaux en droit(?). Pas de couleur qui tiennne. Pas de religion barbare. Ce qui arrive vient de toi. De tous. Nous tous.
Tu as ton destin entre tes mains. Tu ne peux rien attendre de l'autre. Tu dois pourtant faire avec l'autre.
Alors bats-toi pour être et ne pas paraître.
lundi 11 septembre 2006
Haine's world...
9/11
Je ne voulais pas. Je ne voulais pas faire de note sur cette journée du 11 septembre. Je ne m'en sens pas capable. Et surtout qui suis-je pour en parler ? Je n'y étais pas. Je n'ai vu que ce qu'on a bien voulu nous montrer.
Je ne voulais pas. Pourtant, je ne peux occulter...
J'ai eu d'abord connaissance de l'évènement par la radio. Mais je n'imaginais pas l'ampleur de ce que cela pouvait être. La violence des images. Le choc. Je n'ai pu que trembler puis pleurer. Je ne comprends toujours pas pourquoi.
Jusqu'où peuvent nous mener nos convictions ? Pourquoi être si extrémistes ? Quelle religion prône la haine et la destruction ?
Dans le documentaire des frères Naudet, un pompier affirme qu'après ce drame, si son pays l'envoyait tuer, il irait. Jusqu'ici, ce pompier sauvait des vies... Comment répondre à la haine, autrement que par la haine ? Comment trouver la sagesse ? Comment survivre sainement lorsqu'un de nos proches y a laissé sa vie ?
Comment se reconstruire ? Comment reconstruire ? Comment revivre ?
New-York est forte. Les Etats-Unis relèvent la tête. Mais que dire en se qui concerne les conflits plus profonds ? Ceux qui durent. Ceux qui tuent tous les jours.
J'ai la chance de n'avoir pas connu de guerres. J'ai la chance d'avoir tous les gens que j'aime encore autour de moi.
Qui suis-je pour parler de la souffrance des autres ? Je ne voulais pas faire de note sur cela...
lundi 4 septembre 2006
Le petit prince
« on ne voit bien qu'avec le cœur; l'essentiel est invisible pour les yeux ».
Juste, parfois, j'ai du mal à comprendre notre fonctionnement.
Pourquoi y a-t-il des gens malhonnêtes ? Pourquoi certaines personnes éprouvent du bien à faire du mal ? Comment peut-on s'attaquer à la naïveté humaine ? Comment peut-on s'en prendre à des enfants ? Comment un être peut frapper sur un Homme ou un animal ? Pourquoi beaucoup ne prennent pas conscience qu'ils ne vivent pas seuls ? Pourquoi existent-il des élites ? Pourquoi ceux qui ont la tune se croient supérieurs ?
Qu'est-ce qui fait que nous nous regardons bizarrement les uns les autres ? Pourquoi ne reconnaît-on pas les autres comme des semblables ? Comment peut-on être honnête avec les autres, quand on ne l'est pas avec soi-même ? Comment les gens qui nous gouvernent peuvent penser à nous avant de penser à leurs propres privilèges ?
Comment se fait-il qu'il y ait encore des guerres de religions ? Comment peux-tu tirer sur un mec parce qu'il n'est pas comme toi, parce qu'il pense différemment ? Comment, moi, je peux dormir tranquille, alors qu'il y a des mecs qui dorment dehors ? Pourquoi j'ai tout le confort alors que d'autres attendent encore de l'aide ?
Pourquoi quand quelqu'un se fait emmerder, personne ne bouge ? Pourquoi doit-on se la fermer quand on est pas d'accord ? De quoi a-t-on peur ?
Pourquoi personne n'écoute ? Pourquoi tout le monde baisse la tête ? Pourquoi ne regarde-t-on pas ? Pourquoi ne pas rester simple ? Comment parler sans crier ? Comment quitter sans pleurer ? Pourquoi juger ?
Pourquoi porter un masque ? Que cachons-nous aux autres ? Pourquoi ne pas se contenter de ce que l'on a ? Pourquoi mépriser ? Pourquoi trahir ? Pourquoi ne pas assumer ? Pourquoi ne pas dire les choses ?
Comment avancer ? Comment ne pas trop souffrir ? Pourquoi ne pas se laisser aller ? Pourquoi ne pas être simplement heureux, en accord avec soi-même ?
Parfois, la bêtise humaine me terrasse. Ma naïveté tout autant.
vendredi 11 août 2006
Utilité
Je veux être utile à vivre et à rêver...
Parce que là, maintenant, tout de suite, immédiatement, je me sens pronfondément inutile... Pourquoi ? Bah, parce que je ne fais rien de vraiment utile pour les autres.
Je viens de retomber sur ce livre. Me le suis acheté le 30/03/2006. Je note toujours la date d'achat et mon nom dans mes livres. Pour la transmission peut-être ? Histoire de dire que je suis passée par là ? Je ne sais pas...
Bref. Ce livre, comme beaucoup de livres qui m'appartiennent, est entamé. Pas fini. J'achète plein de livres. J'adore ça, les livres. Je sais quand je les commence. Mais suis incapable de vous dire quand je les finirais. Aujourd'hui, ai lu quelques pages d'un Hermann Hesse. Continué un Duras. Puis me suis replongée dans ce Journal du Docteur Girafe.
En mars dernier, j'ai eu la chance d'en rencontrer l'auteur, Caroline Simonds. Dîner chez mes amis Christian & Cécile. Caroline et Christian ont fait du théâtre ensemble dans les 70's. Sont même passés chez Mnouchkine (alors là, respect !). Lors de cette soirée, je découvre en pronfondeur ce qu'est LE RIRE MEDECIN. Caroline en est la fondatrice, d'abords aux Etats-Unis, puis en France. Dès le lendemain, je fonce m'acheter le bouquin. Je prépare un montage sur papier de quelques photos de Mr Harold, mon clown. Je veux postuler !
Jamais commencé ma lettre de motivation.
Chaque hiver, je me dis qu'il faut que j'aille aux Restos du Coeur pour filer la main à ceux qui en ont besoin. Je ne le fais pas.
Que ce soit par la guerre, la malnutrition, la maladie, j'aimerais être auprès de ceux qui souffrent. Je ne le fais pas.
Mais à qui et à quoi suis-je utile ?
Lorsque je joue, suis utile pour la société. Effet de catharsis : le public s'identifie, vit les mêmes émois que le personnage. Tout émotionné, il est ! Ou au contraire, effet de distanciation : le public découvre avec effroi la vision du monde dans lequel il vit. Il réfléchit à ce qu'il vient de voir (ouf !). Mince contribution qu'est la mienne...
Suis-je vraiment là ? Si oui, où suis-je ?


















